L’intriguante Mia Nonyme se dévoile…

 J’ai dû utiliser une de mes honomatopées préférées et grossières pour qualifier la vue d’une de tes premières photos. Aujourd’hui, je te présente mes excuses pour cette irrévérence...

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 J’ai dû utiliser une de mes honomatopées préférées et grossières pour qualifier la vue d’une de tes premières photos. Aujourd’hui, je te présente mes excuses pour cette irrévérence et je te remercie pour ce voyage intellectuel d’images en images depuis, maintenant, un peu plus de deux années.

La petite fille malicieuse, curieuse et audacieuse, que je suis, est heureuse de pouvoir prendre de ton temps afin de te poser ses questions.

Lecteurs, goûtez à un doux instant d’humilité et de grâce!

Sééna : Ton statut d’«anonyme» pousse à la curiosité, saurais-tu te révéler un peu, plus ?

MIA : Le fait d’être vue, connue et/ou reconnue ne m’intéresse pas. Trop de gens s’arrêtent uniquement à un visage alors que le corps peut dire beaucoup sans un seul mot.

Seuls les photographes avec lesquels je travaille en connaissent un peu plus sur moi. Ce qui compte aujourd’hui n’est pas de savoir qui je suis, mais ce que je suis «photographiquement». Je m’explique, je ne montre qu’une partie de moi, de mon corps, c’est voulu. Je souhaite mettre le curseur sur une partie de ce que je suis. C’est à dire une femme épanouie, bien dans son corps et dans sa tête. Je fais, d’ailleurs, un voeux intérieur, je souhaite que toutes les femmes se sentent ainsi. Toutes les femmes sont belles à leur manière et ne devraient pas avoir peur de le montrer.

 

S : Je t’ai observée depuis tes débuts avec Matthieu (Les élégantes passantes). De mon point de vue, tu as grandi/évolué au fil des années. Tu es plus affirmée qu’au départ et tu dépasses même certaines limites que tu t’étais fixée. Comment résumerais-tu ce chemin ?

M : J’ai commencé presque par hasard. J’ai gagné un shooting et je me suis dit que ce serait amusant, une bonne expérience. Les photos étaient belles. J’ai toujours été attirée par l’art en général: peinture, sculpture, dessin, et la photo en particulier. Et puis je me suis dit pourquoi moi je ne pourrais pas le faire, au lieu de juste regarder et trouver cela beau.

Je suis à l’aise avec mon corps et la nudité n’est pas tabou pour moi car pas forcément liée à la sexualité. Néanmoins j’ai pris le temps de prendre mes marques.

 

S : As-tu un artiste qui te fait littérallement craquer ? Et pourquoi ?

M : Damien RICE, il a une sensibilité dans la voix, dans ses mélodies qui me donne des frissons.

 

S : En tant que modèle photo, nous sommes soumis à des choix. Le monde de la photo regorge d’une grande différence entre l’offre et la demande. Quand on connaît la qualité de tes clichés, on a envie de te demander : sur quel critère choisis-tu un photographe ?

M : Je ne shoote pas pour shooter. La qualité est primordiale pour moi, plus que la quantité. Encore une fois, je prends le temps, j’apprends à connaître un minimum les photographes qui souhaitent travailler avec moi ou avec qui j’aimerais collaborer. Est-ce que l’on peut s’apporter quelque chose ? Est-ce que nos univers se ressemblent ?… Et je suis très instinctive, je sens tout de suite si le courant passe ou non. Feeling, complicité, respect et confiance sont indispensables.

 

S : Dans la continuité de cette question, est-ce que tu as déjà eu des mauvaises expériences? Si oui, souhaites-tu nous en parler ?

M : Non pas de mauvaises expériences.

Uniquement une ou deux séances où l’on sent que ce sera la première et dernière fois. Non pas que cela se soit mal passé, mais comme je le disais dans ma réponse précédente, pas de fluidité, de naturel, de spontanéité dans le dialogue.

S : A contrario, peux-tu nous raconter ton meilleur moment photographique? Est-ce que le résultat a été le reflet de cet instant ?

Chaque rencontre photographique est une aventure unique.

Je travaille régulièrement avec les mêmes photographes parce que des liens se sont créés, que le résultat est toujours à la hauteur de nos attentes et que l’on aime travailler ensemble. Une séance est un moment complice, qui se déroule dans la bonne humeur, avec beaucoup d’humour, de la bonne musique, des fous rires, de l’imagination, beaucoup d’idées, et de belles images qui en sont le reflet.

 

S : Autre choix : comment construis-tu la mise en scène? Qui est acteur de la décision des poses, des tenues, etc ?

M : J’ai des idées bien précises en tête et souvent je sais ce que je veux.  Ensuite c’est un échange avec le photographe, on discute, on se complète.

 

S : En tant que modèle, que recherches-tu, avant, pendant, après et lors de la diffusion des images d’une séance ?

M : Un résumé de ce que j’ai dit dans mes réponses précédentes : apprendre à connaitre le travail de l’un et l’autre, communiquer, échanger des idées, mettre en place un projet commun, donner le meilleur de soi pour le meilleur résultat, discuter et choisir les photos les plus abouties, les plus «différentes» de ce que l’on voit partout, se nommer lors de la diffusion, partager nos comptes en story pour plus de visibilité sur nos travaux réciproques, garder le contact pour de futurs nouveaux projets en commun, continuer à se suivre…

 

S : Pour le mot de la fin, la photo prend qu’elle place dans la vision de ta vie ?

M : Je vis au jour le jour… Aujourd’hui, la photo comme tout ce qui me tient à cœur, fait partie de mon épanouissement personnel.

 

Mia, je pense que je partage ton voeux d’épanouissement féminin et je comprends mieux, au regard de tes réponses, pourquoi j’ai eu autant de plaisir à te regarder évoluer au fils du temps…

 

 

Photographies : 1/ Stéphane Ribault Photoraphe ; 2/ @photo_graphy_sh ; 3/ Younes Elm = @lesdessousdelille ; 4/ Stéphane Bordas = Steph.bds_photo

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